Ma puce, assieds-toi bien, parce que hier soir, c’était du délire total avec Alex, mon coloc. J’étais crevée, j’ai lancé un vinyle de jazz doux, tu sais, ces notes graves qui te font vibrer les tripes. Je me déshabille vite fait, mes fringues en tas par terre, odeur de sueur de la journée qui s’échappe. La baignoire se remplit, vapeur épaisse, parfum de lait vanillé que j’ai versé dedans. L’eau brûlante… aïe, ça pique la peau au début, rouge comme un homard. Mais après, miam, ça détend tout, mes muscles qui lâchent, tête qui tourne.
Je m’allonge, jambes repliées vu que c’est étroit, yeux fermés. Sons feutrés, gouttes qui ploc ploc, musique qui pulse. Je flotte, laiteux autour de moi, chaleur qui monte jusqu’au ventre. Je sombre, respirer plus lent… et paf, blackout. J’entends plus rien.
Le bain qui vire au drame et à la passion
Alex passe devant la salle de bain, s’arrête. Silence bizarre. Il frappe, ouvre, me voit les genoux raides hors de l’eau. Panique ! Il jure ‘putain !’, me chope à bras-le-corps, me sort dégoulinante, tête sous l’eau avalée. Il me penche, je tousse comme une dingue, crache l’eau chaude-salée, poumons qui brûlent. Il me soutient, T-shirt trempé collé à son torse musclé, odeur de son savon boisé qui monte.
Ses caresses magiques et mes cris de plaisir
Je suis molle, yeux mi-clos, frissonne. Il me porte sur mon lit, me frictionne avec la serviette rugueuse, peau qui rosit. Il vire son haut, torse nu contre moi, chaud, poils qui grattent doux. Je m’affale sur lui, apathique. ‘Qu’est-ce t’as foutu ?’ qu’il dit, voix rauque inquiète. Mais moi, j’ai juste froid dedans, besoin de feu.
‘Tu veux quoi ?’ ‘Toi.’ Bam, direct. Je l’attire, me colle, ses pecs durs sous mes seins nus. Il hésite, putain il bande déjà, je sens contre ma cuisse. Mais il veut appeler les pompiers. ‘Non, seulement si c’est toi.’ Il bugge, yeux écarquillés. Je m’accroche, couverture glisse, tétons durs frottent sa peau salée.