Moins d’une heure après, j’étais posée dans un petit bar avec Sophie, à picorer des frites et à siroter une bière fraîche. On causait encore sexe, comme d’hab.
— J’y crois pas, ce que t’as osé… T’es une vraie nympho !
La pipe impulsive qui a tout déclenché
— Pff, c’est ce trou du cul devant qui m’a saoulée grave.
— OK, mais putain, sucer un mec en amphi de droit…
— Ils me contredisaient sur tout, fallait que je ferme leur clapet.
— T’as gagné en crédibilité, c’est sûr… côté gorge profonde !
— Avant, je les faisais déjà kiffer, mais là, ils vont se toucher en me matant.
— Moi moche ? T’as vu mes nichons ?
— Ouais, et tes lèvres pulpeuses. Si toi t’es pas belle, y’en a plein qui pleurent.
On rigole. Elle enchaîne :
— Sérieux, t’excites pas mal de gars. Nico, par exemple.
— Ton Nico ? Il mate mes seins ?!
— Grave. Il est ouf de toi.
— Cool, il est grave beau, lui.
— T’as pas vu sa queue…
J’éclate de rire.
— Ça sous-entend quoi ?
— À toi d’imaginer.
— Et il dit quoi d’autre ?
— T’es sûre ?
— Vas-y.
— « Elle a une paire de melons de malade. Bouche à sucer. Elle doit être une salope au lit. Pas super mignonne, mais facile à fourrer. Si elle bande, je la baise. »
Blanc. Je suis chaude, gênée, excitée. Ma pipe d’avant m’a mise en feu, et Nico… miam.
— Et toi, ça te gêne s’il me saute ?
Je regrette direct. Trop con. Elle me fixe, hallucine.
— Nan, je blague…
— À moitié, vu ta pipe publique.
— OK, un peu pensé. Il est canon, tu le dis toi-même.
— Pfff, allez-y, baisez !
— Calme, je ferai pas.
Fantasmes sur Nico et le gode qui fait bander
— Avec toi, tout est possible. T’as sucé Tom sans te poser de questions.
— Il avait une meuf ? J’aurais pas fait.
Elle sourit enfin.
— Au moins, il arrêtera de me gaver avec tes nichons.
— Pas sûr…
— Une fois goûté, on revient.
— J’vais t’acheter un vibro pour te calmer.
— J’en ai pas, un seul !
— Tu tends la perche ?
— T’en as un, toi ?
Elle esquive, rigole. Je l’interroge : gros ? Souvent ? Avec Nico ?
— Offert, énorme, jamais vu pire en vrai. Depanne quand pas de bite. Nico sait pas, il flipperait.
— Prête-le moi ?
Elle s’étouffe.
— Objet intime, comme brosse à dents.
— J’ai envie de me faire plaisir…
— Salope !
Elle parle fort : « Pas mon mec NI mon gode ! » Tout le bar mate. Elle rougit.
Un mec d’une trentaine se pointe, accroupi : « Besoin d’une queue ou vibro ? Je dép anne. »
Je bloque. Sophie se tape la tête sur la table, morte de rire.
— Euh, non merci… Je tiens.
Il file, rouge.
— Tu vois, t’excites tout le monde.
— Et moi, j’ai la trique. De ton gode.
— Chez moi, alors ? Mais cours dans 20 min.
— Droit international, chiant. Séchons.
— T’es ingérable. Ce matin pipe, maintenant sèche cours pour vibro…
— Allez, on y va ? Odeur de bière, chaleur moite, mon corps palpite encore de la pipe salée, goût de sperme en bouche, nichons lourds contre mon soutif trempé. Sophie hésite, yeux pétillants. L’air sent le tabac et l’excitation. On finit nos verres, on sort, jambes tremblantes d’envie.