Ma chérie, assieds-toi, j’ai une histoire de ouf à te balancer. C’était y a vingt ans, l’hiver mordant, mes vitres blindées de givre. Ça rampait partout, formant des motifs dingues, comme des cheveux blancs en pagaille, longs et sauvages, autour de deux visages blafards. Leurs yeux pétillaient, diamants dans la pénombre. Fronts collés, nez qui se frôlent, lèvres scellées… et de là sortent des nuages chauds, chargés de désir, qui s’entremêlent, se tordent comme des corps en fusion.
Au-dessus, le ciel tout gonflé de flocons. Une branche nue dessine un trait, perchée d’oiseaux qui piaillent malgré le froid. Plus haut, un grand ovale clair, la lune qui attend son tour. Immobile, je mate ce tableau gelé, souffle doucement pour effacer un truc bizarre… et hop, nouvelle scène se dessine, juste pour moi. Frigorifiée, je m’éloigne enfin, le cœur battant.
La Vision Hypnotique du Givre Froid
Vingt ans après, putain, il fait une chaleur de dingue. Fenêtres neuves en alu, isolées à mort, plus une trace de givre. Mais l’autre soir, bim, je revis ça pour de vrai. Lui, un inconnu croisé au bar, 1m85 de muscles, odeur de sueur et de whisky. On rentre chez moi, essoufflés. Il me plaque direct contre la vitre froide. ‘Regarde dehors, la neige tombe encore’, qu’il murmure, sa voix rauque.
Ses cheveux en bataille effleurent mon cou, blancs? Nan, châtains mouillés de sueur. Nos fronts se touchent, nez qui se cognent presque, lèvres qui s’écrasent. Goût de bière et de lui, salé, addictif. Sa langue fouille, invasive, mes gémissements étouffés. Ses mains partout, rugueuses sur mes seins, pincements qui font mal bien. Odeur de nos corps, musc et mouille qui monte.
La Chaleur Explosive 20 Ans Plus Tard
Il descend, lèche mon cou, mordille. ‘T’es trempée’, grogne-t-il. Doigts qui écartent, plongent dedans, bruit de succion obscène, slurp slurp. Je halète, ‘Vas-y plus fort’. Il obéit, trois doigts maintenant, je tremble, la vitre froide contre mon dos, son corps brûlant devant. Il me retourne, cul cambré, sa queue énorme contre mes fesses. ‘Tu la veux?’ ‘Baise-moi, putain.’
Il rentre d’un coup, grognement primal, claques de peaux, tac tac tac. Odeur de sexe cru, sueur qui dégouline. Je pousse des cris, ‘Oui, là, plus profond!’ Ses mains agrippent mes hanches, ondolement bestial. Sensations folles : plénitude, brûlure, vague qui monte. Dehors, neige qui danse, comme avant. Il accélère, ‘Je vais jouir’, moi aussi, squirting qui gicle contre la vitre, chaleur partout.
On s’effondre, essoufflés, volutes de nos souffles sur le verre tiède. Il m’embrasse, ‘C’était magique.’ Ouais, comme le givre d’autrefois, mais en version live, torride. T’imagines, ma belle? La prochaine fois, c’est toi qui racontes!